vous avez dit interprétation de service public ?

une définition

Lorsque l'on parle d'interprétation en général, la première chose qui vient à l'esprit c'est ce que l'on appelle l'interprétation de conférence dans le cadre de grandes organisations comme l'ONU ou le Parlement européen. C'est la part visible de l'activité traductionnelle,  la forme d'interprétation la plus connue et reconnue. Mais les besoins en interprétation ne se limitent pas au cercle restreint de ces grandes rencontres internationales. Une autre forme d’interprétation beaucoup moins connue du grand public est tout aussi nécessaire au fonctionnement de nos sociétés : l’interprétation auprès de minorités linguistiques. Cette forme d'interprétation emploie des milliers de professionnels à travers le monde, dans les hôpitaux, les tribunaux, les administrations, les services de police mais aussi dans les écoles et les universités.

  

Mais me direz-vous, a-t-on vraiment besoin d'un professionnel pour ça ? Est-ce qu'un membre de la famille ou quelqu'un qui parle la langue ne pourrait pas faire l'affaire ?

Que fait l’interprète professionnel mieux que le bilingue finalement ?

Il fait simplement son travail. Avant tout, l’interprète a conscience de son rôle dans l’interaction, il a une éthique professionnelle qui influe sur ses choix et sur les mots qu’il utilisera lors de sa restitution. Il ne travaille pas en traduction automatique de la parole. Le mot n’est qu’un outil parmi tant d’autres choses que l’interprète doit savoir manier avec habileté. Lorsque deux personnes sont en face à face, l’interprète doit permettre à ce « face à face » de s’établir, de se maintenir et d’aboutir : son attention est mobilisée à chaque seconde, à chaque instant, tout au long de son intervention. L’interprète a en réalité une charge cognitive de travail que nous pourrions représenter comme la somme des charges cognitives des deux personnes en présence lors d’un entretien. En somme l’interprète n’est pas « l’outil » dans la communication, il est la personne qui permettra à la communication de s’installer et à l’évènement de se dérouler. Et à l’heure actuelle, on n’a pas trouvé mieux que les interprètes formés pour permettre à deux interlocuteurs qui ne parlent pas la même langue de se comprendre parfaitement, et ce quels que soient leurs statuts ou leurs motivations.

 

Mais dans le domaine de l’interprétation de service public, les profils des interprètes sont très variés et il est difficile d’en brosser un portrait unique, qu’il s’agisse d’interprètes entre langues vocales ou en langue des signes. Les besoins linguistiques sont aussi très fluctuants et en constante mutation, parce qu'ils sont la conséquence des crises économiques, écologiques et des conflits géopolitiques mondiaux.

C'est là, à mon sens, tout ce qui fait la richesse de cette profession.

on en parle dans les médias

L'ASLI, the Association of sign language Interpreter-UK, m'a demandé de participer à la rubrique "Why I became an Interpreter", pour le magazine Newsli. Je me suis prêtée au jeu avec grand plaisir... et même donné quelques photos...!  Vous pouvez retrouver l'article ou voir la version numérique sur leur site.  

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Why I became an Interpreter
Newsli 2018.pdf
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L'AEDH, l'Association Européenne de défense des droits de l'homme a consacré un sujet sur l'interprétation dans le contexte de l'asile, j'ai eu le plaisir d'y apporter ma contribution en répondant à leurs questions. Pour accéder au dossier et la Newsletter de décembre 2017 cliquez ici

 

J'ai eu le grand honneur d'être l'invitée  d' Yvan Amar (que j'adore) pour son émission de radio La danse des mots sur RFI pour parler d'interprétation de service public, d'interprètes, de ce que c'est que d'être "au milieu". Vous pouvez réécouter le podcast de l'émission du 30 mai 2017 en cliquant ici.


 Le monde du 30 mai 2017 : le journaliste Théau Monnet a passé une journée entière en immersion dans le master d'interprétation en langue des signes de l'ESIT de Paris 3. A cette occasion nous avons répondu à ses questions et vous pouvez lire la version en ligne en cliquant ici.

 

Le numéro 158 du magazine "Informations entreprise" paru en octobre 2015 s'est intéressé aux interprètes et aux traducteurs. Fayza El Qasem, directrice de l'ESIT et moi-même avons répondu à toutes leurs questions pour leur dossier spécial : interprétation et traduction, une démarche professionnalisante. 


J'ai eu l'honneur de contribuer à la série des portraits sur le site de l'université Paris 3. "Portrait de Sophie Pointurier, directrice de la section Interprétation LSF de l’ESIT" Paru le 8 décembre 2014 disponible en cliquant ici

"L'Interprète en langue des signes, un tiers impartial", interview de Sophie Pointurier, directrice de la section Interprétation LSF, magazine Direction[s], 4 février 2015, disponible en cliquant ici.